Revue Littéraire : Cthulhu : Le Mythe Livre II par H. P. Lovecraft (Recueil édité par Bragelonne)

H.P. Lovecraft. Quand j’étais au Lycée, je ne connaissais ce nom que par le biais de Stephen King qui le citait dans certaines de ses préfaces et également par le Jeu de Rôle l’Appel de Cthulhu auquel je ne jouais pas, trop attiré par son grand frère Donjons et Dragons. Le temps passant, je rangeai ce nom dans un tiroir de ma mémoire, ne le consultant que lors de rares références lues dans un article ou dans un roman. Il y a quelques temps – même des années finalement, le temps file si vite – je me penchai à nouveau sur cet auteur que j’avais classé au rang de « référence » en me fiant de manière certaine aux témoignages des autres sans pour autant prendre le temps de juger par moi-même. Cela commença par une découverte audio grâce à Hardigan qui proposait de découvrir gratuitement L’Appel de Cthulhu. Je tombai sous le charme de ce style si particulier, découvrant ou plutôt redécouvrant la mise en abîme, un procédé efficace lorsqu’il s’agit d’un récit horrifique. Suite à cet écoute, je profitai là encore d’une opération promotionnelle de Bragelonne au début de l’été 2019 pour acquérir sur ma liseuse le premier recueil, Cthulhu : Le Mythe I, du même éditeur dans lequel on retrouve en pièce maîtresse le texte cité plus-haut que pour ma part j’ai aimé malgré certaine critique sur sa faiblesse narrative. Quelques lectures plus tard, la lumière du jour déclinant, le froid recouvrant de son voile paralysant nos contrées maritimes et novembre accompagné de son cortège funéraire d’Halloween se présentant sur le pas de ma porte, me permirent de me plonger, m’immerger, dans cet univers fait de textes courts, de nouvelles, longues pour certaines, pendant des heures de lectures inoubliables, bercé par les hurlements des molosses au loin et des sifflements plaintifs du vent, secouant mes volets, balayant ma lande noyée sous une pluie diluvienne et apocalyptique en ce début d’hiver, le dernier peut-être?

Très vite, après ces premières frayeurs digérées, le tome 2 m’attira, comme un appel irrépressible. Il fut bientôt mien et je parcourus rapidement ses pages impies alors que les fêtes de Noël battaient leur plein. Le père Noël n’oublia pas de contribuer à ma folie en laissant sous le sapin le somptueux livre illustré par François Baranger et préfacé par Maxime Chattam: Les Montagnes Hallucinées. Ça tombait bien, parce qu’il ne s’agissait que de la première partie et que dans le deuxième recueil de Brage que je lisais à ce moment-là, il y avait la nouvelle en intégrale avec sa traduction revue et son nouveau titre, Les Montagnes de la démence, plus proche de la VO, mais moins poétique à mon goût. Mais avant d’arriver à cette dernière il me fallait franchir bien des frayeurs, parcourir bien des sentiments, pour la plupart terrifiants, confinant à la folie. Le maitre de Providence avait-il réussi à instiller une peur atavique dans mon esprit avec ses mots, son phrasé cyclopéen venu d’une époque littéraire précambrienne, rédigé sous l’emprise d’une horreur sans nom venue des confins du cosmos?

Tout d’abord, suite à cette présentation des circonstances de ma rencontre avec le mythe, je dois signaler avant d’entrer dans le vif du sujet, que lors de ma lecture, j’ai recherché avidement des avis sur ce tome 2, mais mis à part celui de Lorkhan, je n’en ai pas trouvé beaucoup. Plutôt que de rédiger un avis sur le premier tome finalement assez chroniqué par beaucoup de bloggueurs, j’ai donc choisi de vous parler de celui-ci, et peut-être des deux autres suivants que je n’ai pas encore lus, si l’occasion se présente.

Au menu :

Azathoth
Histoire du Necronomicon
Nyarlathotep
Dagon
De l’au-delà 
Le molosse
La musique d’Erich Zann
Par-delà le mur du sommeil
Le temple
La peur qui rôde
La couleur tombée du ciel 
L’ombre immémoriale
Les montagnes de la démence

Mon avis

Les trois premiers titres ne sont que de courts écrits de quelques pages à peine. Très poétique, teinté d’une musicalité exquise avec une phrase d’ouverture d »un style complexe devenu rare de nos jours à l’heure de la littérature « efficace », le premier texte, Azathoth, nous offre un panorama assez précis sur les capacités de l’auteur. Vous pouvez y voir une critique des styles actuels, oui, pourtant ce n’est pas le cas, je garde tout simplement une tendresse particulière pour ces artisans de l’écriture qui prirent le temps de peaufiner leur art, sur leur machine à écrire où la moindre rature, où un mot mal choisi entraînait invariablement la chute de la page dans la corbeille sous le bureau. En fait, je constate simplement que de nos jours, dans beaucoup de livres, nous rencontrons des phrases courtes à la structure simple et même si je peux comprendre l’utilisation de ce procédé suivant le contexte – accélération du rythme, création d’une dynamique – je pense toutefois que dans une certaine mesure c’est le manque de maîtrise grammaticale qui en est peut-être la raison profonde. Sans plagier mon confrère blogueur cité plus haut, tout comme lui je ne peux m’empêcher de vous livrer ce passage afin de vous permettre de juger de la qualité du style de Lovecraft :

Lorsque la vieillesse tomba sur le monde et que les hommes perdirent leur capacité à s’émerveiller, quand les villes grises dressèrent dans les cieux voilés les hautes tours funestes et laides dans l’ombre desquelles on ne pouvait plus rêver ni au soleil, ni aux prés florissant du printemps, quand le savoir dépouilla la terre de son manteau de beauté et que les poètes ne chantèrent plus que les fantômes déformés par leurs regards troubles et tournés vers l’intérieur, quand toutes ces choses arrivèrent, effaçant pour toujours les espoirs enfantins, un homme quitta la vie pour voyager dans l’espace où s’étaient enfuis les rêves du monde.

H. P. Lovecraft – Azathoth

Les deux textes suivants sont dans des registres différents : Histoire du Necronomicon se veut un historique précis, relatant les dates importantes qui émaille sa création et sa vie – oui, les livres ont une vie aussi. Ce genre de texte me convient parfaitement dans ce type d’ouvrage constitué comme un canevas de textes reliés entre eux dans un univers commun, il rajoute de la profondeur et du réalisme au mythe. Nyarlatothep par contre ne m’a pas convaincu. Trop vague, lien peu évident avec le reste, même si l’on reverra cette entité sous une autre forme plus tard, il manque des références pour vraiment en savourer la profondeur. Un histoire peu passionnante au final.

Dans les autres nouvelles qui m’ont laissé de marbre, ou ont eu peu d’impact sur ma fièvre de lecture on peut citer De l’au delà, La peur qui rôde et Par-delà le mur du sommeil. Des trois c’est encore cette dernière qui était la plus intéressante par son thème, surtout que l’auteur nous la relie, pour qui s’intéresse à l’histoire de l’astronomie, à un phénomène bel et bien réel survenu en 1901 dans la constellation de Persée. Autant dans le premier tome nous avions droit à un « préambule » sur l’auteur et son oeuvre, autant ici il est dommage que ces informations ne soient pas données. Comme je suis un lecteur curieux du contexte d’écriture, je n’hésite pas à me documenter sur le texte que je suis en train de lire, mais il aurait été utile et agréable d’avoir une sorte d’appendice, rendant justice à l’auteur sur la qualité de sa documentation et de ses recherches en matières de sciences, sa véritable passion après l’écriture et paradoxalement source de ses pires angoisses, ainsi que sur le contexte d’écriture – commande, production personnelle – et l’origine de ses inspirations. Si la première et la dernière nouvelles de ce triptyque pas si mauvais mais moins captivant sont de la pure SF tournant autour du de l’idée de plan astral, La peur qui rôde est une pure nouvelle d’horreur, avec un style efficace mais sur un sujet peu intéressant à mon goût tant les a priori raciaux de Lovecraft sont présents. C’est un des aspects que j’aime le moins chez lui, et même si sur la fin de sa vie, son racisme et son antisémitisme s’atténueront reconnaissant de lui-même s’être fourvoyé, certains de ses textes vu de notre époque sont un peu durs, de plus dans ce registre j’ai largement préféré L’abomination de Dunwitch du Livre I.

On monte en qualité…

Nous allons continuer à monter crescendo vers le meilleur de ce recueil, avec cette fois-ci un quatuor de nouvelles dans des registres bien différents mais aux thèmes et styles efficaces qui m’ont procuré beaucoup de fray.. euuuh , plaisir, je voulais dire plaisir cher lecteur et chère lectrice. Tout d’abord Dagon, un texte très court qui nous renvoie au Cauchemar d’Insmouth, dans le précédent livre et qui se déroule pendant la première guerre mondiale. Un récit maritime, encore une fois conçu comme les souvenirs couchés par écrit d’un soldat fait prisonnier en pleine mer et qui après s’être échappé est le témoin oculaire d’une manifestation étrange. L’océan et ses profondeurs sont au cœur de ce récit, sources des grandes peurs de l’auteur, et offrent un décor et un décor proches de ce que sera L’Appel de Cthulhu, bien que l’entité divine qui donna son nom au mythe ne soit pas le point central du récit, ni même présente, et que la technique narrative de la mise en abîme ne soit pas utilisée dans ce texte daté de 1917. Il s’agit donc ici d’une vraie réussite en peu de pages.

Viennent ensuite La Musique d’Erich Zahn et Le Molosse. Si le premier est un texte un peu à part dans l’oeuvre de l’auteur puisqu’il nous parle de musique, aucunement un de ses domaines de prédilection, le second est un pur récit Horreur-Fantastique dans un style baroque. Là où le premier se passe dans ce qui semble être une rue parisienne où logent essentiellement des étudiants – dont le narrateur à une époque – mais qu’il ne retrouve plus, le second nous promène dans des lieux sombres où le mal hante les nuits. Caves, simetierres (clin d’œil assumé, ne m’en voulez pas! Je ne peux m’en empêcher) et jeux morbides sont au rendez-vous du Molosse, alors que violoncelle, virtuosité et mélancolie nous étreignent avec Erich Zahn. Et si la peur n’est pas dévoilée mais latente, tapie derrière le rideau, attendant son heure au cœur du quartier parisien transfiguré, vous aurez droit à de vraies terreurs sanglantes au son de hurlements inhumains sous une pâle lune blafarde avec la seconde nouvelle.

Le temple fait partie de ces nouvelles « classiques » chez le maitre de Providence mais dont l’efficacité est redoutable. Là encore, il s’agit d’un témoignage, comme pour Dagon et tant d’autres textes (dont ceux que j’ai gardé pour la fin, en guise de clou du spectacle), il préfigure l’efficacité qui caractérise les derniers écrits de Lovecraft. Toujours sur fond de conflit mondial, le narrateur, un officier allemand de la Kriegsmarine, nous raconte sa descente vers les profondeurs de la folie tant au sens littéral que figuré. Le choix de du point de vue n’est pas anodin puisque l’officier allemand de l’époque incarne le sérieux, la rigidité, la véracité pure, et même si celui-ci semble par moment caricatural, il donne un réalisme saisissant à ce récit qui nous entraîne inéluctablement en apnée vers le fond de l’océan, pour une fin en apothéose. Abyss à coté n’est rien (bon, j’exagère un peu).

L’apothéose.

Il faut croire que chez Bragelonne, on a le sens de la mise en scène car les 3 dernières nouvelles montent crescendo en qualité dépassant de loin à mon sens le reste du Livre II. On a tout d’abord La couleur tombée du ciel. France Culture nous propose une lecture audio de cette histoire sur son site en replay : La couleur tombée du ciel.

Ici, Lovecraft déploie tout son art pour mêler Fantastique, Horreur et Science- Fiction. Encore une fois le contraste entre les gens de la ville et des campagnes environnantes est saisissant, héritage d’une éducation bourgeoise et aisée qui l’incite à certains raccourcis sociaux et moraux sur ses semblables ruraux. H. P. est un héritier, plus précisément un héritier sans héritage, ce qui explique en partie certains traits de caractère de l’auteur dont la mélancolie et son pessimisme. Il faudrait un autre article pour analyser son oeuvre et ici n’est notre but. Quoiqu’il en soit le résultat est génial! Nous vivons encore une fois par le biais d’un témoignage oral cette fois-ci, l’histoire de la descente aux enfers d’une famille paysanne ayant été les témoins de la chute d’une météorite dans leur champ. Le narrateur, un ami de la famille en question, nous livre pas à pas les détails de l’affaire qui attira les scientifiques d’Arkham (ville fictive chère à l’auteur) 30 ans plus tôt, et les conséquences croissantes de cet événement jusqu’au clou final, hypnotique, terrifiant, qui vous glacera le sang dans votre fauteuil.

Où le cosmicisme est à son zénith.

« Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l’infini, et nous n’avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu’à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d’un nouvel âge de ténèbres. »

H. P. Lovecraft

On arrive aux deux derniers textes. Ce sont les deux plus longs, et comme on dit : plus c’est long plus c’est bon. L’adage se vérifie en ce qui nous concerne ici. L’ombre immémoriale se construit comme un témoignage à nouveau. Il s’agit de l’histoire d’un professeur d’université qui nous raconte dans une première partie comment pendant 5 ans il a disparu. Pas physiquement non, seulement sa personnalité, envolée, remplacée, laissant les commandes de son corps à une autre « personne ». Et où était-il pendant ce temps-là ? C’est lors de rêves survenant après « son retour » qu’il va le deviner sans vouloir y croire. Dans la deuxième partie du récit, notre narrateur va entreprendre un voyage sur les traces de ses prémonitions oniriques qui le conduiront au bord de la folie, lui dévoilant de manière empirique l’horreur indicible de son « absence ». Je dois vous avertir que j’ai lu ce titre après l’ouvrage illustré des Montagnes Hallucinées et qu’il a drôlement fait écho à ce dernier qui se situe juste après dans le recueil. Aurait-il fonctionné sur moi avec la même intensité à l’inverse? Toujours est-il que tout les thèmes chers à l’auteur et à ce Cosmicisme dont il est l’instigateur se retrouvent dans cette histoire : civilisation antédiluvienne, horreurs cosmiques et, ce que je préfère, cité perdue. Il y a d’ailleurs ici probablement à un moment de l’histoire une référence à La cité sans nom, le premier texte du Livre I, mais l’auteur se garde de l’expliciter préférant laisser le lecteur tirer ses propres conclusions.

On arrive à la pièce maîtresse de ce recueil qui est presque en soi un roman tant le texte est long. Direction les terres glaciales et inhospitalières de l’Antarctique, continent à la force évocatrice incomparable et quasi inexploré à l’époque de la rédaction de Les montagnes de la démence – nouvelle traduction des Montagnes Hallucinées donc. Dernier bastion indompté de notre planète, c’est au travers du compte-rendu d’une expédition essentiellement à but géologique et financée par l’université de Miskatonic d’Arkham, que nous allons encore une fois être confronté à notre ignorance, notre impuissance face à un passé remontant au plus lointains éons géologiques et réapparaissant de manière fortuite au gré des recherches, nous rabaissant au statut de fourmis au sein de notre propre monde. Le texte est d’une qualité rare, peut-être son meilleur. Le vocabulaire scientifique est fouillé, maîtrisé, je ne me suis jamais autant intéressé au passé géologique de notre planète et les différentes périodes qui le composent, que lors de cette lecture. Je sais qu’il existe plusieurs sortes de lecteurs, ceux qui lisent et ne s’arrêtent pas sur un mot inconnu s’il ne nuit pas à la compréhension du texte et rentrent dans le cadre global d’un contexte entendu, et ceux – je confesse faire partie de cette catégorie – qui ne peuvent manquer l’opportunité de s’enrichir même si ce mot ne sera pas revu ou réutilisé ultérieurement. Ce récit est une véritable mine d’or de par sa richesse stylistique et lexicale. L’auteur prend son temps usant et abusant de plus en plus au fil de la narration des adjectifs qui sont sa marque de fabrique, nous amenant d’un récit scientifique vers une horreur sans nom, indicible. La peur d’ailleurs ne se situe pas toujours où l’on veut le croire, et Lovecraft sait créer l’angoisse sans nous en montrer l’origine.

«Si je désapprouve cette méthode, laisser la porte fermée plutôt que de l’ouvrir, c’est parce que je pense que ceux qui l’utilise partent déjà perdant.»

Stephen King Anatomie de l’horreur chapitre 6

Vous le savez, j’adore le Roi, mais là pour le coup je lui donne tort. Peut-être l’arrogance de sa jeunesse et son succès fulgurant le poussa-t-il à écrire cette phrase, peut-être avait-il oublié le visage de ses pères, il n’empêche que Lovecraft nous donne à tous une leçon dans le domaine : il n’est point besoin de montrer pour terrifier, car il s’agit bien ici de terreur. Au fur et à mesure que le récit avance et que l’expédition bascule tout d’abord dans l’horreur puis dans la terreur, le décor déjà immense, inquiétant, hostile, s’agrandit afin de rendre l’espèce humaine encore plus insignifiante, nous laissons deviner que nous sommes les derniers rejetons d’un univers trop vaste et incompréhensible pour notre condition humaine.

Conclusion :

Ce deuxième recueil m’a encore plus marqué que le premier par la qualité de ses textes, surtout les trois derniers, et je m’étonne qu’on en parle pas plus que du premier qui lui est inférieur sur bien des aspects. Lovecraft manie la plume d’une manière qui lui est propre, inimité, avec un lexique recherché et fort à propos, tout bonnement exquis pour tout amateur de fiction horrifique et fantastique. Une lecture à mettre donc dans toutes les bonnes bibliothèques de l’imaginaire sans tarder. Attention tout de même à ne pas le laisser trop près de votre lit, on ne sait jamais, les portes du rêve pourraient bien vous expédier aux confins de l’univers, là où tapies dans l’ombre des profondeurs noires et glaciales, les grandes entités cosmiques attendent de vous rendre fou.

la note : 8,5/10

Edition présenté : Cthulhu : Le mythe Livre II aux éditions Bragelonne ISBN :978-2-8205-2320-4 traduit par Arnaud Demaegd, illustrateur: Loïc Muzy, 434 pages.

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